Die Antwort aus Grenoble

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Zwei Tage nach dem Votum des EU-Parlaments für das europäisch-kanadische Handelsabkommen CETA haben die RepräsentantInnen von Grenoble eine ganz andere Entscheidung getroffen – und die Stadt samt Umfeld zur CETA-freien Zone erklärt. Hier ihr Statement.

60 ans après sa création, l’Union Européenne, se trouve aujourd’hui à une croisée de chemins. Les différentes crises que l’Union européenne traverse appellent une solution politique. Face aux troubles, elle doit placer ses valeurs fondamentales au cœur de son action : la solidarité, le respect des libertés et la justice. Les traités de libre-échange de nouvelle génération profitent à une minorité dans nos sociétés. Ils contredisent les droits les plus fondamentaux et accélèrent la crise écologique, au détriment des générations futures. Ces Traités menacent directement notre capacité à construire une société et une vie meilleures pour chacun, une économie socialement et écologiquement durable, le droit à la reconnaissance démocratique des habitant-e-s tout en préservant nos territoires comme des biens communs. L’urgence, pour l’Europe, est de consolider son économie en renforçant les droits sociaux, économiques, environnementaux et du travail, et non de déréguler d’avantage ses marchés.

Nous, maires et représentant-e-s élu-e-s des villes et territoires réunis à Grenoble ce 17 février 2017 aux deuxièmes Rencontres paneuropéennes des villes contre les accords de libre-échange :

  • prenons acte de la ratification du CETA par le Parlement européen ce 15 février 2017, signifiant son application provisoire prochaine ; nous restons unis et déterminés dans notre décision de le combattre et exhortons les gouvernements nationaux des pays-membres à ne pas ratifier le CETA ;
  • plus que jamais la mobilisation locale doit s’amplifier dans la phase des ratifications nationales, où les débats démocratiques peuvent être vifs et où les citoyens peuvent s’approprier concrètement le sujet, car c’est bien localement que les conséquences délétères se feront ressentir ; nous y travaillerons avec tous nos partenaires et nos communautés, et continuerons d’étendre le réseau des communes et des territoires engagés ;
  • c’est la reconstruction démocratique, et la réinvention du lien avec les citoyens qui permet de combattre la montée des idées nationalistes et xénophobes tout comme des forces qui les portent, auxquelles l’extension du libre-échange a largement contribué. Il est temps de passer de l’opposition à la proposition. Affirmons, construisons tous les jours le monde que nous désirons ;
  • des milliers d’alternatives sont déjà en marche tout autour de nous, dans les villes et territoires et nous voulons amplifier la coopération entre les élus et les territoires, avec la société civile engagée, les acteurs économiques locaux, pour les développer encore, promouvoir les alternatives indispensables pour engager la transition et faire naître un monde juste et solidaire ;
  • Pour résister à la dérégulation du commerce et de l’investissement, les villes et territoires doivent renforcer leurs capacités de résilience et de coopération pour reconquérir les biens communs, retrouver les moyens de dynamiser l’emploi local, préserver l’agriculture biologique, protéger les écosystèmes, notamment en municipalisant les services publics et en ayant une commande publique durable et responsable
  • Nous voulons définir et promouvoir des règles d’un commerce juste et durable, dans l’intérêt de tous et non celui de quelques-uns.

Nous, maires et représentant-e-s élu-e-s des villes et territoires réunis ce 17 février à Grenoble, voulons, ensemble, contribuer à reconstruire l’Europe depuis les territoires et avec les citoyens, qui font sa force et lui donnent vivacité démocratique et populaire. Une autre gouvernance est possible et déjà en marche.
Nous nous engageons à communiquer cette déclaration, proposée par les villes et territoires présents ou représentés, aux responsables de l’Union européenne, aux gouvernements nationaux et aux institutions et organismes pertinents.